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Tir d'essai américano-israélien en mer Méditerranée : le pavé dans la mare

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Un avertissement, une intimidation, une préparation ? Évidemment le tir d'essai de deux missiles balistiques lancés dans la matinée du 3 septembre dans la Mer Méditerranée dans un contexte syrien extrêmement tendu n'est pas passé inaperçu et a mis la communauté internationale en alerte. Poutine in primis.

Les missiles Blue Sparrow de la société israélienne Rafael conçus pour tester le système antimissile Arrow ont été immédiatement repérés par la station radar d'alerte russe située en Mer Noire. C'est d'ailleurs le Ministère de la défense russe qui en a donné l'alerte. Ils auraient été vraisemblablement tirés par un F-15 israélien.

"Le lancement, qui a eu lieu à 10H16 de Moscou (06H16 GMT), a été détecté par les stations radar à Armavir" (sud de la Russie), a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président russe Vladimir Poutine, commandant en chef des armées" que les engins ont été lancés "de la partie centrale de la Méditerranée vers la côte est".

Mais si le territoire syrien n'a pas été touché, le missile est aussitôt apparu comme un avertissement dirigé vers le régime de Bachar Al-Assad en équilibre depuis qu'il a franchi la fameuse "ligne rouge" de Barack Obama.

Le ministère de la défense israélien a d'abord déclaré qu'il n'était pas "au courant" de ce lancement pour admettre ensuite qu'il s'agissait d'un essai réalisé en collaboration avec les États-Unis.

Le Pentagone a assuré de son côté que ces essais n'avaient "rien à voir" avec la possible intervention militaire des États-Unis en Syrie et qu'il s'agissait là de simples essais prévus depuis longtemps.

Pourtant on sait que Barack Obama souhaite obtenir le feu vert de ses parlementaires pour une intervention militaire en Syrie. Une intervention "proportionnelle" et "limitée" à 60 jours qui "n'implique pas de troupes au sol, ce n'est pas l'Irak, ce n'est pas l'Afghanistan".

Il se peut en effet que ces tests aient été prévus de longue date par les américains puisque des manœuvres communes sont régulièrement menées par Israël et les États-Unis.

Mais il est surtout probable "que les destroyers de la 6e flotte de la Marine américaine aient tiré à blanc ou des leurres pour tester l'efficacité du système de la défense antimissile syrien", a commenté une source à Moscou citée par l'agence Interfax.

Pour ajouter : "Ces tirs pourraient avoir pour but d'"intimider le peuple syrien et désorganiser la communauté internationale".

La Russie a annoncé mardi avoir envoyé un nouveau navire de débarquement dans la Méditerranée.

La politique de tension monte d'un cran.

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