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Transsexualité: ce n'est plus une maladie mentale

La ministre de la Santé s’est attirée la sympathie des associations de lutte contre l’homophobie. C’est historique, la transsexualité n’est à présent plus considérée comme une affection psychiatrique. Un décret est en cours de publication.

Pionnière en la matière, la France n’a pas hésité à prendre cette décision. À l’heure actuelle, la prise en charge médicale pour les transsexuels est l’exonération du ticket modérateur en qualité d’affection de longue durée pour "troubles récurrents ou persistants". La porte-parole du ministère de la Santé souligne à quel point cette situation est traumatisante. "Elle peut introduire une confusion entre le trouble de l'identité du genre et l'affection psychiatrique".

En marge de la journée contre l’homophobie qui a eu lieu dimanche, la France a voulu envoyer un signal fort en célébrant le combat contre la transphobie, le rejet des transsexuels. Qualifiées de fait historique par les associations et de nombreuses personnalités, chacun souhaite maintenant que le décret soit publié.

Louis-Georges Tin, président du comité IDAHO (International Day Against Homophobia and transphobia) rappelle "qu’il y a trente ans, Robert Badinter a fait sortir l'homosexualité du Code pénal, aujourd'hui, Roselyne Bachelot fait sortir la transidentité de la liste des maladies mentales".

Politiques de gauche et intellectuels

Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit, Marie-George Buffet, Jacques Delors, Elisabeth Badinter, Elfriede Jelinek... ont écrit d’une seule plume dans Le Monde, une tribune en direction de l’OMS, l’Onu et les États du monde pour refuser la transphobie: "apparenter la transsexualité à une maladie mentale est une vision archaïque (qui) n'est pas seulement fausse et insultante mais justifie, voire renforce, les discriminations et stigmatisations".

Photo: corsematin.com et lesexeetlesbelges.dhblogs.be

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