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Travailler plus à condition de gagner plus

Jeunesse perdue, décadente, pays en ruine… Détrompez-vous. Une récente étude de Euro RSCG C&O et TNS Sofres en association avec sept grandes entreprises (Société générale, Generali, Auchan, SNCF, Bearing Point, ArcelorMittal et Alstom) démontre le contraire.

Les jeunes actifs ne seraient pas insensibles au fameux "travailler plus pour gagner plus". Jusque-là rien d’étonnant. Mais cela va plus loin. Des entretiens menés avec les DRH de chaque entreprise partenaire, des "jeunes confirmés" salariés de ces mêmes entreprises, ainsi que sur des échantillons représentatifs de salariés ayant trois à cinq ans d’expérience, révèlent même qu’ils s’impliquent souvent davantage que la moyenne des salariés français. Tournés vers la mobilité, visant l’évolution, ils envisagent un échange donnant-donnant avec l’entreprise.

Progresser ou partir

"Dans les années 1990, explique Jean-Marie Besse, associé de l’agence Euro RSCG C&O, les jeunes diplômés changeaient d’entreprise au maximum 1,5 fois dans ses cinq premières années de carrière. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’ils le fassent 2 à 3 fois au cours de la même période". Etonnant? Pas tant que ça. Internet leur permettant de rester connecté au monde en permanence. "Les jeunes salariés s’y présentent désormais avec une lucidité plus grande et des valeurs qui n’étaient intégrées auparavant qu’au bout de plusieurs années. Du coup, ils sont bien plus attachés à leur employabilité, c’est-à-dire à leur capital-talent. Pour eux, c’est désormais: progresser ou partir".

Le défi pour les entreprises est donc de fidéliser ses employés…

Photo: Flickr

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