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Troisième sexe : l’Australie reconnaît l’existence d’un genre neutre

  • Facebook Norrie May Welby

Masculin, féminin, neutre : c’est ainsi que nos professeurs de latin nous ont enseigné les genres. Désormais cette trilogie pourra aussi s’appliquer au genre humain en Australie. Norrie May Welby, 52 ans, né garçon en Ecosse, émigré à Sidney en Australie à 7 ans avec ses parents, devenu femme après une intervention chirurgicale, a décidé d’appartenir au troisième sexe en arrêtant son traitement à base d’hormone. Norrie a tenu à être reconnu officiellement comme tel, au prix d’une longue bataille. Chose faite : la Cour Suprême australienne vient de reconnaître l’existence de personnes qui ne veulent être identifiées ni comme homme, ni comme femme.

C’est une victoire pour les associations transgender et pour tous ceux qui se battent contre les discriminations des minorités sexuelles. Pour Norrie "les gens devraient être reconnus pour ceux qu’ils sont et pouvoir participer à la vie sociale en dehors des étiquettes et discriminations".

Norrie demandait depuis des années à ne pas devoir choisir entre le genre masculin et féminin. Il/elle est devenu/e ainsi le symbole du Troisième sexe. Norrie ne se sentait ni bien dans la peau d’un homme, ni bien dans la peau d’une femme après l’intervention. Norrie a donc choisi d’arrêter son traitement hormonal et de subir une autre opération de manière à n’avoir plus de sexe prédéfini. Norrie se définit alors comme sexuellement "neutre".

Mais à cause d’un vide juridique, la machine administrative s’est emballée. L’Etat Civil s’est enrayé devant la mention « sexe non précisé ». Jusqu’à ce que le cas de Norrie ne remonte jusqu'à à la Cour Suprême.

"La Haute Cour est le plus haut tribunal que nous avons. Il a reconnu très clairement que dans notre communauté il peut exister des personnes avec des identités de genre non binaires qui ont le droit d’être reconnus légalement" a commenté Sam Rutheford de l’organisation « A Gender Agenda ».

Le cas de Norrie n’est pourtant pas une exception. Les androgynes sont bien plus nombreux qu’on ne le pense. Un individu sur 2000 nait pas complètement homme, pas complètement femme anatomiquement parlant. Dans l’antiquité les hermaphrodites étaient une minorité reconnue et plus acceptée qu'aujourd’hui.

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