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UMP : une grosse farce pour Thanksgiving

Cyrano de Bergerac aurait pu s'écrier face à la situation du parti de l'opposition aujourd'hui : ce n'est pas une crise, c'est un marasme, c'est une débâcle, c'est un cataclysme !

Hier le PS avait fait de l'ombre aux querelles de l'UMP en se divisant au sujet de la phrase "inattendue" de François Hollande au Congrès des maires. Mais l'UMP est revenu bien vite sur le devant de la scène, plus désuni que jamais.

François Fillon a rapidement repris les armes en contestant l'élection de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP. Selon lui, les trois fédérations d'Outre-mer n'ont pas été comptabilisées dans le vote et réclame la médiation d'Alain Juppé. Plus exactement l'ancien premier ministre renonce à la présidence de l'UMP mais souhaiterait qu'Alain Juppé y assure l'intérim. Il ajoute être prêt à saisir la justice s'il ne devait pas être entendu.

Eric Cotti, directeur de la campagne de François Fillon s'explique devant les micros d'Europe 1 : "La question se pose […] Depuis le début, Jean-François Copé est à la fois candidat et organisateur. C’est pour cela qu’il y a une suspicion. On s’est posé des questions". Avant d'ajouter : "On réclame que l’on publie les résultats, que l’on fasse les bonnes additions."

Retour à l'envoyeur : Jean-François Copé se défend de l'accusation de fraude et estime que si fraude il y a eu, elle se trouve du côté du camp adverse "François Fillon sait pertinemment qu’il y a eu des fraudes de son côté, qui n’ont pas empêché que je sois élu." Selon Copé, "le comportement de François Fillon, c’est l’histoire d’un mauvais perdant qui vient donner des leçons de morale sans se les appliquer à lui-même". Il refuse la médiation d'Alain Juppé qui pour lui "n'a pas de sens".

Ce dernier rejette par ailleurs la proposition de Fillon. "Je ne vois pas très bien quel doit être l'objet d'une médiation", "ce n'est pas à la bonne convenance de celui qui a perdu que l'on va décider de mettre à la place le président"

Les éléphants du PS s'étaient divisés lors des primaires en 2006. C'est au tour aujourd'hui des crocodiles de l'UMP de se morceler dans ce que le Parti socialiste a appelé une "guerre des chefs". Pour François Bayrou il s'agit là d'un net symptôme de "la décomposition de la vie politique en France". En clair, l'union se trouve au Centre non ?

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