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Un "lobby Gay" au Vatican ?

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Selon le quotidien italien La Repubblica, derrière les démissions du Pape pourrait bien se cacher l'existence d'un "réseau transversal uni par l'orientation sexuelle" à l'intérieur du Vatican, un problème de lobby Gay que Benoît XVI aurait préféré laisser à son successeur.

"Il y a 50 ans j'étais comme vous sur cette place, les yeux tournés vers le haut à regarder et à écouter les mots pleins de poésie et de bonté du Pape. Nous étions, alors, heureux. Plein d'enthousiasme, nous étions certains que devait arriver le nouveau printemps de l'Eglise".

Ainsi s'exprimait le 11 octobre dernier Benoît XVI face à un parterre de jeunes de l'Action catholique, le jour de la commémoration du pape Jean XXIII. Mais après s'être concédé une brève pause Joseph Alois Ratzinger ajouta :

"Aujourd'hui la joie est plus sobre, elle est humble. En cinquante ans nous avons appris que la fragilité humaine est présente aussi dans l'Eglise."

Ce discours ambigu à été prononcé deux jours après la rencontre entre Benoît XVI et le cardinal espagnol Julian Herranz au sujet de ce que la presse devait appeler le Vatileaks, ou encore une série de fuites d'informations, de documents volés et d'espionnage (le corbeau : Paolo Gabriele, l'ancien majordome du Pape). Les secrets du Vatican sont alors à risque.

Une enquête par trois cardinaux à la retraite, dont Juliàn Herranz, Jozef Tomko et Salvatore De Giorgi est menée au sein de la Curie suite aux révélations de Vatileaks. Un dossier gros de 300 pages sur lequel est inscrit "Secret Pontifical" est remis à Benoît XVI.

De cette enquête émerge des éléments particulièrement sensibles et scabreux comme l'existence d'un réseau transversal uni par son orientation sexuelle. Une sorte lobby homosexuel qui existerait au sein même de l'Eglise. "Pour la première fois, le mot homosexualité était prononcé" dans l'appartement de Sa Sainteté. Ce dossier aurait été ensuite mis en sécurité en attendant le successeur de Benoît XVI. A lui la patate chaude. Benoît XVI n'a plus les forces.

Les démissions du Pape seraient donc à mettre directement en relation avec les révélations de Vatileaks selon Concita De Gregorio, journaliste de renom, ancienne directrice de l'Unità, une signature importante pour la Repubblica.

Le Vatican dément cette thèse ou plutôt se refuse à commenter les allégations de la presse en cette période. A sexe, pouvoir, argent, chantage, intrigues, le Vatican s'obstine à répondre : fatigue, courage et responsabilité.

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