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Un point sur les printemps arabes

Après l’enthousiasme soulevé par la révolution du jasmin, la Tunisie tente de faire face à une situation économique catastrophique. Elle est d’ailleurs invitée au sommet du G8. Elle va essayer d’obtenir le soutien financier des grandes puissances afin de pouvoir mener sa période de transition dans de bonnes conditions. Celle-ci devrait se prolonger puisque le président de la commission électorale tunisienne a proposé de reporter les élections d’une assemblée constituante du 24 juillet au 16 octobre prochain.

L’Egypte ne va guère mieux et devrait, elle aussi, demander des aides au G8. Le printemps arabe lui a déjà fait perdre 2,27 milliards de dollars au premier trimestre – soit 20% de son revenu annuel – en raison de la baisse de fréquentation touristique. Pendant ce temps-là, la part chrétienne de la population égyptienne s’inquiète de la montée de violence.

Au Yemen, le président Ali Abdallah Saleh, qui devait ratifier le 22 mai un accord vers une transition pacifique, a encore refusé de signer. Les mouvements de protestation réclamant son départ se poursuivent. Chez les Syriens, le printemps arabe n'arrive toujours pas à éclore et c’est encore dans un bain de sang que s’est terminée la dernière manifestation anti-régime. Le flot des personnes qui fuient la Syrie ne cesse d’enfler.

La situation est aussi bloquée en Libye où le gouvernement et les contestataires continuent de s’affronter sous l’action cumulée des bombardements de l’Otan et du blocus international. Enfin au Maroc, le Mouvement du 20 février continue de manifester tandis que le roi Mohammed VI attend les propositions que doit lui fournir la commission consultative pour la réforme constitutionnelle. Celle-ci avait été nommée par le monarque en mars dernier pour répondre à la contestation populaire.

Source Photo : Sallam (flickr.com)

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