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Un TGV percute des plaques de béton

Une fois de plus, la SNCF a été victime d’un sabotage: un TGV Bruxelles-Perpignan a percuté hier soir des plaques de béton posées sur la voie ferrée, dans la région de Narbonne (Aude). Cet incident fait suite à un autre acte de malveillance survenu samedi sur la ligne TGV Paris-Lille et à une série de méfaits qui ont visé les lignes ferroviaires au cours de ce dernier week-end. Ce lundi le parquet antiterroriste de Paris a finalement été saisi.

Le TGV qui assure le déplacement entre Bruxelles et Perpignan a percuté hier soir vers 23h15 deux plaques de béton, volontairement déposées sur une voie ferrée à côté de Narbonne, abîmant la pointe du train qui roulait à 150km/h mais par chance ne causant aucun blessé parmi la centaine de passagers à bord. "Le conducteur du TGV a ressenti un choc, a arrêté son train, appliquant la procédure prévue, et en est descendu pour vérifier que les organes principaux du TGV n'avaient pas été touchés. Après avoir constaté que la voie n'avait pas été impactée et que le matériel n'était que légèrement dégradé, au niveau du nez du TGV, il a pu repartir" a précisé la SNCF. Samedi déjà, quatre "actes de malveillance" avaient fortement perturbé le trafic ferroviaire, provoquant des retards de 10 minutes à plusieurs heures pour de nombreux passagers selon un scénario identique.

Ces incidents à répétition ont contraint la SNCFà porter plainte. Le parquet de Senlis, saisi samedi après les sabotages qui ont eu lieu dans l'Oise, a été dessaisi de l'affaire au profit du parquet antiterroriste de Paris. Mais qui peut donc en vouloir à la SNCF?

Photo: img.locotrain.com

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