Excite

Virginie : preuves de cannibalisme chez les premiers colons anglais

  • Copie d'écran Youtube

La première colonie anglaise établie à Jamestown, en Virginie (Etats-Unis) a laissé des traces d'actes de cannibalisme. C'est ce qu'affirment les anthropologues du Musée National de Washington après avoir étudié les ossements d'une adolescente.

Le contexte le laissait présager, des hypothèses ont été soulevées, mais les chercheurs en ont désormais apporté la preuve : les habitants de Jamestown aux Amériques ont bien eu recours au cannibalisme durant un hiver maudit qui a décimé une grande partie des colons.

Cette colonie anglaise s'était établie en Virginie en 1607. Il s'agit de la première colonie anglaise permanente outre-Atlantique de ce qu'allait devenir les Etats-Unis. Celle-ci allait devoir tristement faire l'expérience des rigueurs de la vie coloniale. Les historiens savaient déjà qu'un hiver terrible entre 1609 et 16010 avait été fatal à 80% des nouveaux arrivants.

Ils savent aujourd'hui et de manière non équivoque que pour survivre les habitants se sont livrés à des actes de cannibalisme. Des chercheurs ont étudié des restes d'une jeune fille de 14 ans et démontré que de la matière cervicale ainsi que des tissus du visage et de la gorge de l'adolescente avaient été extraits pour être mangé.

"Le désespoir et les circonstances exceptionnellement difficiles auxquels faisaient face les colons du fort de James pendant l'hiver de 1609-1610 sont révélés dans le traitement post-mortem du corps de cette jeune fille" explique l'anthropologue Douglas Owsley.

"L'intention très claire était de démembrer le corps, de retirer le cerveau et les tissus du visage pour les manger".

Les chercheurs ont poussé la reconstitution du drame jusqu'à recréer en trois dimensions le visage de la jeune victime. Ce modèle sera exposé au musée d'histoire naturelle de Washington à partir d'aujourd'hui.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017